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Vaétrananne: Attrapons ce que nous pouvons

 

Dans la paracha de la semaine Vaét’hanane, Moshe Rabénou, zrouto yagen alénou, implora Hachem afin de rentrer en Terre d’Israël,mais ses prières ne lui donnèrent pas accès à la Terre de nos ancêtres. Alors Moshé construisit de l’autre côté du Jourdain trois villes de refuge. Ces dernières devaient accueillir des hommes qui avaient tué de manière accidentelle. En effet, si un proche de la famille de la victime voulait venger le sang du disparu, le meurtrier trouvait une protection dans ces villes. Or ce dispositif de protection implanté de l’autre côté du Jourdain sur les tribus de Réouven, de Gad et la moitié de Ménaché n’était opérationnel qu’après la construction d’autres villes de refuge en Eretz Israël. Il y a lieu de se demander pourquoi Moshe,à quelques jours de sa mort, trouva bon de commencer cette tâche qui serait inachevée.

« Ce que nous pouvons accomplir, nous devons l’accomplir ». Le Hafetz Haïm, zrouto yagen Alénou, dans son commentaire sur la Torah, amène un enseignement des Avot de Rabbi Nathan qui dit : ne t’abstiens pas de faire une chose que tu ne pourras pas finir. En effet, le mauvais penchant incite les juifs à ne pas faire Téchouva, à ne pas prier, à ne pas étudier …. Et il dit à chacun : « à quoi sert de prier? Tu ne fais même pas Chabat, pourquoi veux-tu manger cacher à la maison si tu sais qu’au travail tu ne pourras pas le faire? Allez, il vaut mieux que tu ne fasses rien, au moins tu seras honnête… »

Le rav compare cela à un homme qui marche sur la plage avant d’embarquer pour son pays. Lorsque soudain son regard se pose sur une chose qui brille dans le sable, il se baisse et découvre un véritable trésor enfoui. Seul petit problème, son bateau s’apprête à lever l’ancre ! Notre bon touriste va-t-il se priver d’emporter le plus de pierres précieuses qu’il peut, sachant qu’avec cela il vivra dans le luxe de longues années ? Voici le sens du verset : « Si tu la demandes comme l’argent et que tu la recherches comme de l’or, alors tu comprendras ce qu’’est la crainte de D. » .Nous devons donc nous comporter avec le spirituel comme nous le faisons avec le matériel: attrapons toutes les mitsvots qui sont à notre portée sans en laisser aucune nous échapper…

Voila pourquoi Moshé insista pour commencer la construction des villes de refuge. Il connaissait la valeurde chaque mitsva , si petite soit- elle, et il l’ accomplissait avec entrain même s’il ne touchait qu’à son commencement. Nous n’avons aucune connaissance sur le « prix » de chaque mitsva, ce qu’elle peut nous apporter dans ce monde comme dans l’autre. L’exemple de la « chemirat alachone » illustre bien ce principe.

Même si un homme a du mal à respecter la mitsva de garder sa langue, ne sera-t-il pas récompensé de s’être retenu, ne serait-ce qu’une fois?Bien qu’il se soit habitué à proférer du lachon ara, est-il correct de se désintéresser de cette mitsva sous prétexte qu’on ne peut pas obéir a toutes les règles du langage dans tous leurs détails ?!!   « Sois vigilant pour une mitsva légère autant que pour une mitsva importante car tu ne connais pas la récompense accordée pour chaque mitsva » (Avot 2,1)

A l’image de Moche rabbénou, essayons d’accomplir toutes les mitsvots que nous pouvons car, avec le temps, même ce qui nous parait impossible peut devenir réalisable. De plus, Hachem aide toujours car « lorsqu’une personne désire se purifier, elle reçoit l’aide d’Hachem »(chabbat 104a)

 

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