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Une Mitsva fondamentale

par Itshak Nabet

Cette semaine,nous lirons la paracha de Béhar. La Torah,enseigne de nombreuses Mitsvot liées à la terre,dont celle de la Chmita. Comme il est écrit : « Pendant six ans tu planteras dans tes champs,tu couperas tes vignes et tu engrangeras ta récolte. Et la septième année, la terre se reposera,tu n’ensemenceras pas tes champs et tu ne couperas pas tes vignes… » Hachem exige de chaque juif, habitant en Terre Sainte,de mettre en jachère son terrain pendant un an,toutes les sept années. Plus que cela, les champs devaient rester ouverts aux pauvres et aux animaux qui se nourrissaient des fruits poussant sur les arbres. Les fermiers observaient leurs terrains abandonnés et se demandaient comment ils allaient faire pour nourrir leur famille… Alors ils levaient les yeux au ciel et plaçaient leurs espoirs en leur Créateur.

Nos sages expliquent que cette Mitsva a pour but d’ancrer la foi en Hachem dans les cœurs des bné Israël. A chaque Chmitta, le peuple palpait la présence Divine et revivait ce magnifique miracle. Selon certains commentateurs, Hachem envoyait l’équivalent de trois ans lors de la sixième année. Selon d’autres,cette unique sixième récolte permettait de vivre plus de deux ans et demi ! La bénédiction Divine résidait dans les farines et il suffisait de très peu de pain pour être rassasié. Personne ne pouvait expliquer rationnellement comment toute une nation était nourrie avec une seule récolte pendant presque trois ans, mais tous constataient les faits. Le Créateur dévoilait Sa main, et le manque ne se faisait pas sentir !

Dans de nombreux traités du Talmud,nous pouvons lire cet enseignement de Rabi Yanaï : Un homme ne doit jamais se mettre dans une situation dangereuse et se dire qu’on lui fera un miracle. Premièrement parce qu’il est possible qu’on ne lui fasse pas. Et même si on lui fait, on lui diminuera de ses mérites (Taanit 20,b). La Torah exige de nous que nous vivions selon les lois de la nature. Il nous est interdit de rouler à 180 km/heure sur l’autoroute en nous appuyant sur la miséricorde Divine ou de nous mettre en danger pour quelque raison que ce soit. Alors,si c’est ainsi, comment Hachem exige-t-Il de nous de vivre au-dessus des règles naturelles lors de cette Chmitta ? A priori,c’est contraire à cette règle d’or !

Le même traité Taanit (8,a) cite rabi Ami qui disait : venez voir combien la foi est une grande chose…S’il est arrivé cela à une personne qui avait placé sa confiance dans un puits et une belette, alors à plus forte raison celui qui met sa confiance en Hachem. Rachi zal et Tosfot expliquent que rabi Ami fait référence à une histoire racontée dans le Midrach. Un jeune homme non juif marchait dans un champ lorsqu’il entendit une personne crier à l’aide. Il se rapprocha avec curiosité et vit un puits duquel venaient ses appels. Il se pencha et aperçut une jeune fille qui gisait à l’intérieur. Le garçon proposa à la demoiselle un contrat. Si elle acceptait de se marier avec lui, il s’engageait à la sauver. La pauvre petite fut d’accord et chacun jura de respecter cette union maritale. Il n’y avait plus qu’un détail à régler: qui serait le garant de ces belles promesses ? Le garçon vit une belette et déclara: ce puits et cette belette veilleront à notre respect du marché. Les deux jeunes rentrèrent chez eux pour annoncer la bonne nouvelle aux parents…La fille attendait le jeune homme, alors que ce dernier choisit finalement une autre femme et se maria. Quelques années plus tard, il eut deux enfants. L’un tomba dans un puits et le second se fit manger par une belette. Il se rappela sa promesse,divorça et se maria avec celle qui l’attendait depuis si longtemps.

A travers cette Guémara,nous pouvons comprendre une chose très importante. Hachem a mis dans ce monde une force qui s’appelle la foi. Lorsqu’une personne croit en une chose, elle provoque un changement des lois de la nature. De cette histoire,nous voyons que même si celle-ci est placée dans une chose dérisoire, la foi opère une influence sur les événements. Ainsi ce couple qui plaça sa confiance dans un puits et une belette, qui ne possèdent aucune force, entraîna des conséquences terribles. Alors,à plus forte raison,si une personne croit en Dieu, cette simple croyance peut changer toutes les lois de la nature et provoquer la multiplications des miracles. Ce phénomène n’est donc pas de l’ordre du surnaturel, mais c’est bel et bien une règle naturelle. Ainsi,lorsque nos ancêtres abandonnaient leurs terrains et se plaçaient sous l’ombre du Patron, cette foi simple et sincère entraînait cette abondance hors du commun. La Torah nous dévoile cette semaine que chaque juif possède la force de changer les situations les plus désespérées. Cela ne dépend que de la grandeur de notre foi. Si nous arrivons à vivre avec une confiance totale en Dieu, alors nous pouvons être sûrs de voir de nos yeux les miracles et les délivrances, amen ken yéhi ratson.

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